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Istikhbâr :
- Si je me plaignais au ciel, il pleuvrait à verse
après une longue sécheresse, puis s'écarterait de moi.
- Si je me plaignais aux astres de mes malheurs infinis, ils se pencheraient sur mon sort, ma lassitude et mes souffrances. Si je me plaignais aux étoiles, elles s'inclineraient sur-le-champ
puis s'immobiliseraient, attentives à mes paroles.
- Mon ami coule des jours heureux et, moi, un feu ardent me consume
- refrain :
- Le ramier que j'ai élevé s'en est allé;
je n'entendrai plus son roucoulement en ma demeure.
- A présent, il me fuit, ne me reconnaissant aucun mérite
après avoir été mon ami, déployant ses ailes sur ma demeure.
- Toute personne en sa vie est brûlée mille fois :
- je le dis fort de mon expérience.
- refrain
- Je ne peux désormais faire confiance à personne en ce monde,
après que le ramier que j' ai élevé m'a quitté.
- Les jours de l'un s'écoulent heureux, l'autre pleure et se lamente, égaré,
et d'autres encore plient, dans l'angoisse, sous le poids de leurs épreuves,
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SUITE...
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