- Mais quelle chose impensable qu'un hôte s'emporte, sans raison, sans conflit !
- << Ô cause de ma douleur, de mon effroi, de mes trayeurs, ô toi qui laisses mon cœur brisé, ô éclat de mon astre, maudis le diable, lui dis-je, aie la politesse de répondre à mon salut.
- riâl :
- Cela suffit, renonce à cet orgueil et à cette froideur.
- Les hommes généreux ont l'apanage de la compassion >>.
- Ce regard d'une rare beauté, plus tranchant que des épées,
a meurtri mon coeur.
- Blessé par sa froideur, je pleurais en gémissant.
- << Ô hôte, vois l'affliction dans laquelle tu me plonges ! Laisse-toi émouvoir, sois compatissant.
- bayt :
- Ta présence en ma demeure augmente mon supplice !
- Pourquoi venir me voir sans amour ?
- Mes invités rivalisent de largesses, toi tu ne profères la moindre parole;
ma volonté est brisée, mon âme bouleversée.
- Je suis las de me plaindre >>.
- Ayant compris mes propos, il fit entendre une voix mélodieuse,
une voix tendre qui me toucha profondément.
- Elle me parvenait d'à travers ses vêtements et son voile serrés.
- " Je suis un étudiant étranger, éloigné de mon pays et des miens. Etranger, je
vis sous une tente et me retrouve sans soutien dans ce pays : sans père, ni frères, ni oncles. >>
- riâl :
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