YOUM EL DJEMAA
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en cortège éblouissant l'esprit, comparables à des gazelles.
Vendredi, les belles font leur apparition, flamboyantes, au seuil de leur porte,  rivalisant d'élégance, vêtues d'habits seyants, de qaftans chatoyants,    d'étoffe côtelée couleur amarante et henné, diaprée de rouge écarlate et de vert tilleul
-mais elles ont un cour de pierre-, et revêtues aussi de caftans aristocratiques, de soie brochée couleur absinthe, de parures ineffables, de fine popeline et de taffetas, de crêpe de chine et de brocart lumineux de valeur inestimable, de ceintures plus précieuses que la soie, de mantilles à franges de couleur noire, et de bracelets d'argent portés par des lionnes couronnées escortées d'une dame distinguée; elles subjuguent l'esprit, et mettent mon cour en désordre.
Ô douleurs, ô douleurs ! Dans leur tenue de brocarts incrustés de perles et de paillettes d'or,
refrain
elles apparurent sur le sentier en procession, cueillant des fleurs sauvages, revenant du sanctuaire vers les vergers où se réunir, comparables à des gazelles en liberté ; je les retrouve se promenant en groupes successifs.
Dans des parures qu'elles avaient brodées, elles portaient, fières et orgueilleuses, des mets variés,


 
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