- Istikhbâr
- Etre séparé de vous, c'est mon enfer, ma blessure,
mon trépas.
- Etre avec vous, c' est mon paradis, mon allégresse,
ma vie.
- Que vaut ma vie sans votre amour ?
- Votre consentement me fait revivre et remplit mes soirées
de liesse.
- Votre consentement est mon pèlerinage, mon jeûne
et ma prière.
- bayt :
- Ma patience est anéantie, le fardeau de l'amour s'appesantit
sur moi.
- La séparation a mobilisé ses bataillons et
ses lances ;
- le prince de la rupture a campé avec sa puissante
armée,
- ordonnant de me tourmenter matin et soir
- refrain :
- Ô mon Dieu, aie pitié de moi, toi le Généreux
;
- mon exil, qui a trop duré, ravive mes blessures.
- Séparé de mes amis, des larmes coulent sans
cesse de mes yeux.
- çiyâh :
- Le destin fut cruel en dispersant le cercle d'amis.
- C'est la nature du destin de s'accomplir, dut-il prendre
un long délai.
- Quémandant humblement aux seuils des maisons,
- les larmes aux yeux, j'attends la promesse de mon préféré.
- Ils n'eurent un mot ni pour me congédier, ni pour
me répondre.
- Aux yeux des amants, mon cœur était dans l'impasse.
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