- Auteur : Cheikh Mohammed Ben 'Ali Ould Erzine
- Interprète : el-Hâchemi Guerouâbi
| - Regardez le cerbère de ma bien-aimée qui à ma vue se dérobe.
- Le cerbère de ma bien-aimée a élevé des murailles pour défendre sa beauté.
- Il renforça les portes de verrous
et de serrures.
- Il satisfit tous ses désirs, lui passa tous ses caprices.
- En sa demeure, il aménagea un jardin pour le plaisir des yeux,
où elle se promène automne comme été; les fleurs lui sont réservées à elle seule.
- Il construisit pour elle un hammam où elle se rend par temps froid.
- Il ne lui laissa rien désirer, sinon de voir des hommes.
- Il lui interdit en ce monde la vue des femmes et des hommes
et fit le serment que son père même ne verrait plus jamais son ombre.
- Son père ne peut l'approcher; ses oncles paternels ou maternels ne lui rendent visite.
- Elle ne peut recevoir - c'est impensable - ses tantes paternelles ou maternelles.
- Elle n'a plus que son cerbère, dont l'esprit est fertile en ruses.
- Mais mes ruses à moi, il ne les connaît ni ne les soupçonne.
- refrain..
- j'ai réussi à m'introduire chez ce cerbère de Yamna et à séduire ma gazelle.
- vous avez douté, ô amants, que je puisse accéder à elle.
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