Kifech Hilti

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l'épée de l'amour a tranché mon cour et personne ne s'en est aperçu ; aucun médecin n'a su me réconforter ni aucun Tâleb me conseiller.
Je me rendis chez le médecin pour lui confier mes soucis.
« C'est l'amour des belles qui t'amène. » me dit-il.
Puis je me rendis auprès du fqîh pour l'entretenir de tout ce qui m'était arrivé ; « Je te conseillerai et je t'aiderai si tu m'écoutes. »
Je lui répondis: « Ô maître, soulage-moi. Si tu apaises mon âme, je serai ton serviteur à jamais, si tu veux bien de moi.»
Il me dit: « Renonce à l'amour des belles. » Alors ma folie augmenta,  mon malheur s'aggrava et le monde m'apparut plus suffocant.
Je lui répondis :
« Si je renonce à ma passion et à mon amour, il ne me restera plus aucune joie, alors que ma bien-aimée a de tendres sentiments pour moi.
Alors, la mort est préférable à un amour comme le mien. »
Le fqîh sourit, me parla - il me comprenait, et pour cause, ce pauvre fqîh avait lui-même subi ce qui m'est arrivé ;  l'amour et la passion lui revinrent en mémoire, dès qu'il lut en moi et vit mon visage défait.
Il me dit: « Je te comprends, car cet amour est une terrible calamité. »
refrain - bayt :
L'amoureux ne connaît jamais de quiétude.
Tantôt c'est un océan qui se déchaîne en vagues déferlantes, tantôt il est silencieux - on le prendrait pour un saint que l'on visite et dont la prière est exaucée, car c'est un [homme] pur et discret.


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