- malheur à celui qui s'éloigne d'eux ! Ils ne cessent de le calomnier;
sans prendre de poignards, ils dépècent promptement sa chair.
- Comme des loups, ils hurlent nuit et jour.
- Leurs démons surgissent, spontanément sans cérémonie.
- Cette blessure m'a révélé la conduite des hommes;
malheur à celui dont la bourse s'est vidée !
- Mais mieux vaut [posséder] un sou de cuivre que de fréquenter certaines gens.
- refrain -çiyàh :
- Où sont mes compagnons, mes innombrables camarades ?
- Où sont mes intimes ? Où sont mes amis ?
- Je n'ai vu aucun d'eux, à l'heure de la détresse.
- Ils se voilent la face, ils se dissimulent délibérément,
sans considération de mes bienfaits, sans se souvenir de mes bontés,
comme si j'étais un étranger arrivé dans cette ville;
les uns ne m'ont plus jamais adressé la parole, d'autres ne cessaient de m'interpeller;
c'est ainsi que des hommes abjects me rappelaient ma situation.
- bayt
- Comment oublier mes épreuves dans les ruelles de Mekhnès
?
- Mon exil, les nuits passées dans des caves de minotiers ?
- Dans les marchés sordides, les échoppes finirent par me rejeter
ainsi que les chambres, les auberges et même les nattes.
- Que de nuits j'ai veillé sur le sommeil de mes amis !
- Et me voilà assis à la porte des tailleurs !
- Ma vue redonne du piquant à leurs réunions,
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