Sobhane Allah Ya L'Tif

4

Le faucon, lui, s'envola pour émigrer et s'élancer vers les vastes espaces.
Il laissa son aire vide et disparut à jamais.
Je le croyais mon ami, il s'est détourné de moi; c'était, en vérité, un serpent blotti en mon sein.
Quelle honte ! Quel déshonneur ! Quelle infamie ! Comme vous êtes avides, hommes de mon pays !
Vous ne pensez qu'en termes de carrière et de rentes; vous avez méconnu les bienfaits et manqué de discernement.
Vous ne valez pas la ration d'une bête, ni même une charogne au Marché du Samedi.
refrain-riâl :
Ce n'est ni amitié, ni connaissance, ni parenté, ni alliance.
Un coeur déchiré peut-il redevenir serein ?
Qui vous fréquente court à sa perte !
Qu'est devenu celui qui a cru à la sorcellerie ?
Hôte de Dieu, viens te réchauffer; réponds à mon salut sans crainte.
Nous sommes d'authentiques chorfa, n'est-ce pas ? Nous ne décevons jamais nos hôtes, mets-toi à l'aise, repose-toi et prends cette couverture.
refrain-riâl :
On croit le maître inutile; on le considère comme un radoteur; sa chandelle serait morte, éteinte.
Du maître, toi qui écoutes ce chant, la lumière ne peut disparaître : les gens le constatent du matin au soir.
On croit le maître inutile; on le considère comme délirant, on dit que son épée est usée, émoussée.

 

<<<PAGE PRECEDANTE

PAGE SUIVANTE>>>