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YOUM EL DJEMAA_2
qacidattes

homme avisé, imagine ! des macarons et des fondants...
Récitant des poésies sur des modes du melhûn, et déclamant de beaux poèmes,
elles me transpercent de regards furtifs.
Je leur déclare sur- le- champ :
"Vous me faites perdre la raison."
Elles me répondent : «Qui es-tu ?
Quelle est ta place parmi les hommes ?»
Je leur réponds: «Un sage initié de Sous, de Bahja-la-Rouge,
maître d'entre les maîtres parmi les poètes; je glorifie le Beau et j'aime le plaisir.»
Elles me répliquent: «Puisque tu es si éloquent, fais notre portrait,
immortalisé nos noms à jamais.» Je repris la parole et répandis
Pourquoi pas ? Je vous décrirai, toutes.
Je vous nommerai si vous m'accompagnez en mon jardin pour contempler mes fleurs et mes vasques,
ravi de votre présence, mon ceour sera comblé,
jamais je ne vous oublierai, même si vous m'abandonnez, dussé-je encourir vos blâmes.»
Les belles reprennent la parole :
- ô douleurs, ô douleurs !
Elles me disent: "Devance-nous, nous te rejoindrons", ma peine s'estompa.
refrain
Elles disent: "Nomme-nous toutes tant que nous sommes,
car nous devons nous retirer après la séance,
décide, nous nous inclinerons puisque nous te savons épris de spiritualité et de plaisirs,
délicat et subtil, tu nous plais et nous charmes,
nous venons à toi, pleines de confiance".
Je leur réponds: "Bienvenue à vous, votre présence m'enchante.
Je vais vous nommer en beau langage Délicatement, je commence par Hchoum l'élégante
et Zineb zénith des gazelles, Mouina, Fdila, Tahra et Rqilla, resplendissantes comme la pleine lune,
Elbatoul, Zahra, Radhia, et Safia, telle une épée brandie,
Hniyya rivalisant de charme avec Djaziya, Absiyya, l'honorable Malika,
et Fatma la gazelle, Rahma la belle et sa soeur Mahdjouba parées de grâce et de splendeur,
la fière Habiba, la glorieuse Oum-Kaltoum, et les gazelles Khadoudj,
Rita et Aziza, ainsi s'achève mon éloge.
Allah vous a comblées de tant de grâces !
Que sa bénédiction soit sur vous, je paralyserai le jeteur de sort,
ô jeunes filles de mon quartier, venez à moi, dévoilez-vous, faites-moi l'honneur d'une danse.
Elles me répondent :
«ô maître, que Dieu t'honore de ses bienfaits, toi, l'initié, le plus averti d'entre les lions.
Partons, puisqu'il faut se retirer à la brise matinale...»
- [A ces mots] mes esprits et la raison m'abandonnèrent, ô douleurs, ô douleur
Devance-nous, nous te rejoindrons.
Alors, ma peine s'estompa
refrain
L'âme sereine, je cheminai vers mon jardin pour accomplir mon dessin.