Qacidattes Chaabi Dialna

Qacidattes Algériennes   
YADIF ALLAH_2
qacidattes
Mais quelle chose impensable qu'un hôte s'emporte, sans raison, sans conflit !
<< Ô cause de ma douleur, de mon effroi, de mes trayeurs, ô toi qui laisses mon cœur brisé, ô éclat de mon astre, maudis le diable, lui dis-je, aie la politesse de répondre à mon salut.
riâl :
Cela suffit, renonce à cet orgueil et à cette froideur.
Les hommes généreux ont l'apanage de la compassion >>.
Ce regard d'une rare beauté, plus tranchant que des épées, a meurtri mon coeur.
Blessé par sa froideur, je pleurais en gémissant.
<< Ô hôte, vois l'affliction dans laquelle tu me plonges ! Laisse-toi émouvoir, sois compatissant.
bayt :
Ta présence en ma demeure augmente mon supplice !
Pourquoi venir me voir sans amour ?
Mes invités rivalisent de largesses, toi tu ne profères la moindre parole; ma volonté est brisée, mon âme bouleversée.
Je suis las de me plaindre >>.
Ayant compris mes propos, il fit entendre une voix mélodieuse, une voix tendre qui me toucha profondément.
Elle me parvenait d'à travers ses vêtements et son voile serrés.
" Je suis un étudiant étranger, éloigné de mon pays et des miens. Étranger, je vis sous une tente et me retrouve sans soutien dans ce pays : sans père, ni frères, ni oncles. >>
riâl :
" Oui, je suis un étudiant et loin de mon pays : au nom du Seigneur, je me présente (à toi) en hôte pour trouver joies et bienfaits.
Poussé hors de mon pays par les nécessités de l'apprentissage, le destin m'envoie vers toi pour rehausser ma dignité et mon honneur.
Les étudiants s'ont source de la fortune : j'écrirai pour toi un talisman qui attire la richesse. >>
bayt :
" Ô étudiant, lui dis-je, rien ne m'échappe ; je me suis instruit comme toi et j'ai emprunté le même parcours. "
Entendant mes propos et mon secret, il prit la parole en dévoilant son visage.
Sa beauté se révélait enfin à moi, éclipsant jusqu'à la splendeur des roses !
Il fit entendre une voix pareille à celle du rossignol chantant dans son nid, plus douce que la mélodie du ‘ûd.
Quelle joie, quelle allégresse, quelle gaîté d'être avec ma gazelle après (les démonstrations) d’orgueil et les querelles !
Bienvenue à mon hôte, l'astre lunaire ! Bû’lem est ton garant. "
riâl :
L'homme bon s'emporte et s'apaise. " Ô toi, repos de mon être, pourquoi tant de distance à mon égard ? "
Je l'émus si profondément que je lui arrachai des cris.
Il se rapprocha de moi tendrement et nous avons plané dans l’espace, soulevés par le feu brûlant de la passion. Le voile épais tomba,
bayt :