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YADIF_ALLAH_3
qacidattes

révélant la reine des gazelles, la beauté? des déserts.

Ma bien-aimée est la souveraine des gazelles !

Son front apparut, rayonnant comme la lune, puis ses joues tatouées.

Elle dénoua en dernier sa chevelure de jais plus brillante que plumage d'autruche.

"Verse ? boire, remplis ma coupe, puisque mon cœur est en joie.

Cette nuit vaut une année, c'est donc toi mon hôte qui m'a tant préoccupé.

Le mensonge dans notre religion est un péché,

mon amour pour toi m'envahit, ? toi plus valeureuse des héroïnes."

Je sortis et me mis à errer:

la nuit chez nous est douce et précieuse :

pas un souffle de vent, pas un nuage.

ri?l :

Ô mon disciple, apprends, étanche ta soif.

Cet hôte appartient au monde des amants, qui acceptent la passion de bon gré.

Il s'est brûlé (au feu) de la Beauté, il souffre de cette douleur sans remède

(mais) réjouit ceux qui sont sensibles au bonheur.

Et l'ignorant pédant reste impuissant face aux maux qui l'assaillent,

privé de discernement et frappé de cécité (qu'il est).

bayt :

L'éloquent et valeureux Maître el Djilâli qui a su transformer un fil fin en broderie précieuse a dit :

"Tire avantage de ces poèmes-joyaux.

Dites au stupide et vil ingrat, au plus grossier des êtres de se policer.

Un maître sans guide ressemble à une ruche vide,

même s'il accumule les connaissances,

il demeure d?pourvu de principes et de règles.

Ma vie à moi est emplie comme un marché qui bat son plein, où mon courtier fait des affaires, un marché où la foule se presse.

J'adresse aux grands maîtres mon salut parfumé de musc,

que je confie à la brise embaumée

(je l'adresse) aux hommes de lettres, fins connaisseurs de mon œuvre :

les grands maîtres sont la parure de la poésie".

khlaç de Amar Ezzâhi:

C'est à cause d'elle que je divague au milieu de mes amis.

L'amour accroît mes forces et m'inonde de bonheur.

Amoureux persévérant, je conquiers le cœur de mes amis.

Je suis malade d'amour (mais) grâce à vous, je guérirai

refrain :

Préparez les coupes. versez-moi à boire pour que je guérisse.

Ô mes proches, mon cœur vers vous s'élance

Soyez compatissants pour moi qui suis épris de votre beauté.

Souhaitez-moi la sérénité et ce moment sera béni par l'Unique, le Seigneur Tout-puissant.

refrain :

Faites circuler les coupes, versez-moi du vin.
Jusqu'au vers 16, nous présentons la version de Hâdj m'Hammed el-'Anqa' et des vers 17 à 69, celle de 'Amar Ezzâhi que nous reproduisons en raison de son intérêt, et pour d'utiles comparaisons..